ayamun CyberRevue de littérature berbère
ⴰⵢⴰⵎⵓⵏ, ⵛⵢⴱⴻⵔ-ⵔⴰⵙⵖⵓⵏⵜ ⵏ ⵜⵙⴻⴽⵍⴰ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ
145 numéros parus
27ème année
2000-2026

Dernière révision : 26-09-2026
Nouvelles publications :
Tura, ur am zik, yella Facebook:
Nouvelle publication des Editions Achab

Publication
des Editions Achab, Tizi-Ouzou :
Ramdane Achab : L'aménagement du lexique berbère de 1945 à nos
jours. Préface de Salem Chaker. 350 pages.
Disponible en Algérie
« La
langue et la mémoire » – Tameslayt d
Wasal – éditions L’Harmattan, Collection
« Présence berbère ».
Il
s’agit du quatrième livre sur les énigmes kabyles – Yiwet tirgit yeccur axxam – Tamsaâreqt. Une
seule braise éclaire la maison – L’énigme.
Savourons
la portée allégorique et ô combien riche de sens de cet
énoncé qui définit si bien l’énigme kabyle.
Aumer
U Lamara vient
de sortir aux Editions Achab (Tizi Ouzou) un roman en
kabyle, Timlilit
di
1962 . Tout débute à partir d'une photo de
maquisards, comme ces milliers de clichés anonymes pris dans
les maquis. Des photographies qui figent pour la postérité
des hommes parfois inconnus ou oubliés. L’auteur revient ici
sur l’histoire de ce roman.

Timlilit di 1962 est un roman basé sur un fait historique réel qui s'est déroulé au printemps 1962, soit quelques jours seulement après la signature du cessez-le-feu en Algérie…
L’histoire. La fin des sept ans et demi de guerre a rendu espoir à la population, laminée, usée et épuisée par les innommables épreuves qu’elle a subies. Dans le sillage de cet élan de joie libéré, un immense rassemblement de la population de Haute Kabylie a eu lieu, entre le 19 mars et la mi-avril 1962, dans la vallée de Bubhir. Partie d'un petit village des At Yehya, la foule avait grossi de village en village, de tribu en tribu pour se retrouver, telle une déferlante, dans cette vallée, Tazaghart, qui était quelques jours auparavant une zone interdite.
Parmi le groupe de maquisards qui accompagna cette foule se trouvait un officier de l'ALN, un des rares rescapés parmi les pionniers du 1er novembre 1954. Cet officier trouva les mots justes pour parler à la population, des mots pour panser les blessures et apaiser les souffrances immenses des sacrifices endurés par le peuple algérien ; il exprima ensuite les attentes et les espoirs sans limites de ce jour nouveau…
Bien évidemment, en ce jour d'avril 1962, il n'y avait pas encore le coup de force de l'armée stationnée au Maroc et ses milliers de morts (désigné à tort par «Guerre des wilayas»), le putsch de Ben Bella, l'invasion de la Kabylie par l'armée des frontières, la guerre des sables, le monopole du pouvoir par le FLN, l'imposition de l'arabo-islamisme, les injustices et les spoliations sans fin, le printemps amazigh de 1980, les massacres de milliers de jeunes en octobre 1988, l'apparition des barbes-FLN et de leur sous-produit l'intégrisme du FIS et de ses sous-traitants responsables des dizaines de milliers de morts, le printemps noir de 2001 et ses 121 assassinats, la corruption débridée et la vassalisation du pays envers les mirages des déserts orientaux...
Le roman
Près de vingt ans après cet évènement de 1962, Salem reçoit un email dans lequel était jointe une photographie qui avait été prise à ce rassemblement. Il eut beaucoup de mal à reconnaître, parmi les personnages de cette photographie, l'un de ses proches, qu'il venait de connaître. Salem, assis dans le hall d'embarquement de l'aéroport, fixa alors chacun de ces visages et essaya d'imaginer, en creusant dans ses propres souvenirs de la guerre et de la vie d'antan dans son village, le parcours de chacun des personnages qui y étaient alignés et certains souriant au photographe.
En partant de l'allure générale de chacun, de la coiffure, tête nue ou portant béret, de la tenue vestimentaire civile ou militaire, de l'arme au pied ou mitraillette en bandoulière, Salem ne tarda pas à mettre presque un nom, une famille et une histoire propre à chacun. Salem se retrouva tout d'un coup devant treize vies de combat, de souffrances et de mille espérances sur ce trajet sinueux qui les mena tous, aux sons des chants et des youyous, jusqu'à cette vallée de Tazaghart qui reprit soudainement vie.
Dans la confusion, entre le vécu et son imagination, Salem ne pouvait déterminer avec certitude s'il était acteur au milieu de ces personnages, dans les villages brûlés, les combats meurtriers, les centres de torture improvisés par les paras, les longues journées dans le silence des casemates, ou bien observateur distant, témoin malgré lui.
Lorsque Salem se leva de son siège dans cet immense aéroport pour prendre son avion, il ne savait plus si c'était bien lui ou un autre personnage qui avait emprunté son corps et son identité et se mouvait avec hésitation, dans le passé et le présent, le long des couloirs lumineux…
Salem entendait alors résonner dans sa tête quelques paroles de l'officier survivant :
"Nekmen achal di tesrafin akked tmara akken ad nedder, ad tedder tmurt nnaγ. Neffer di tillas γas nekkni nhemmel tafat. Nekna, nemmured di ddiq akken azekka ad bedden tiddi nsen warraw nnaγ, ad ddun d imdanen i tafat di tmurt nsen..." (nous avons tenu dans la contrainte et les casemates obscures pour pourvoir survivre et que puisse vivre notre pays, nous étions reclus dans l'obscurité alors que nous aimons la lumière plus que tout, nous avons rampé dans l'adversité pour que demain nos enfants puissent vivre debout dans leur pays...).
A. U. L.
Murad Irnaten,
Di lǧerra-k ay awal… (ammud n tullisin), Tazwart n Kamal
Bouamara.
Distribution : El-Amel, L'Odyssée et Chihab.
Ilemẓi n tmurt Iqbayliyen, Yahia, pas de chance de Nabile Farès, traduction kabyle de Remḍan Achab , aux éditions Achab :

Yiwen wass deg tefsut, ungal nniḍen, wis 5, sɣur Ɛ.Mezdad, d wis sin deg 2014
Taduli d wis 4 :

Ɛmer
Mezdad
Yiwen wass deg tefsut
Ma
s yedmaren kan, ulac s wacu gar ifassen, tebɣes
ara yeffuktin sdat rrsas, mačči
d tebɣes, d tisselbi ! Ilmeẓyen bernen-d syin, ɣilen tarewla
tmenneɛ bab-is. Ussan-d kan ad inin, d igrejyam i d-ineṭqen.
Usan-d ad d-seknen d beqqu i bɣan taɣdemt. Usan-d ad d-seknen
amenni deg usugdu meqqer, umnen yes-s, amenni deg tlelli meqqer,
umnen yes-s ! Ur d-usan ad nɣen, twalam ifassen d ilmawen.
Ur d-usan ad mmten, ssnen azal n tudert. Ulac win i d-teǧǧa
tuzzuţ, d tisednan i ten-id-yurwen ! Akken ma llan din, ɛzizit
ɣef imawlan-nsen yeţraǧun, msakit, deg uɣedlalaf ideg zzren.
Ilmeẓyen
bernen aɛrur, ddzen igerzan abrid, yerna s tazzla, tiṭ ɣer sdat,
tayeḍ ɣer deffir ! Ageffur n waldun ur yewwi ara, ibeddel
tanila, tura yekkat d akessar neɣ d aglawan. Arrac ur mniɛen ara
! Amek ara menɛen ?
Fawzi
yeḥma. Yesla-yas wayug-ines : « Rǧu kan ad gluɣ s kra deg-sen.
Mer ur d-wwiḍen tawwurt axir, imi d-wwḍen tawwurt, nnulen-ţ,
ilaq ad xellsen, ilaq ad as-cfun i wassa. Win yeccḍen ad
ixelles ! Agdud amerku ! Ad asen-mleɣ amek ţmeţaten
medden ! »
Ulac
asegged isehlen am win n zzerzur : wi bɣan ad d-ineɣ zzerzur, ad
iwet kan lferg di tlemmast, anagar qeṭtu ara d-yeqḍu, timenɣiwt
tella !
Arrac,
ukessar,
ččuren abrid teɣzi, tehri, tuɣ bdan tarewla, s uɛrur akk i
s-d-zzin. Fawzi izenned.
Briruc
yeɣli. Iwala-t Ɣilas mi yerrtem din menṭeq, azgen deg
uqerru-s yufeg, d tadellaɛt yeḍbeɛ s tgesrart yir fellaḥ !
Ɣilas, yuzzel ɣur-s, neţa daɣen Fawzi yeser-as yiwet, ur
t-yezgil ara ! Yeɣli dinna, yečča-ţ deg uḍar d taɣma, tarsast d
tinna yeţfelliqen, adrar ufud ifelleq d iceqfan.
''Yahti - Aɣerrabu n
ugafa'' (Le
voilier du nord) en librairie
Par Le Matin du 13/01/2015
Au milieu du 19e siècle, il y avait un groupe d'archéologues russes et anglais, partis dans une mission dans le nord. Un jour le destin leur a envoyé une grande surprise: ils ont trouvé un fossile d'un grand dinosaure.
Résumé de l'histoire:
Pendant cette époque-là, la guerre de Crimée (1853-1856) était au sommet. C'était un grand feu qui opposait la Russie à une coalition formée de l'Empire ottoman, de la France, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne.
Cette guerre a vite influencé sur le travail de cette petite équipe, qui était encore sur la côte de Lysefjord, sise à Ryfylke, dans le sud-ouest de la Norvège. Suite aux ordres de leur empire, les Russes ont décidé de transporter le fossile à Saint-Petersburg pour examiner cette "grande découverte".
La Société Royale de Londres ne lâche pas. Les Anglais persistent et décident de poursuivre le fossile. Un grand challenge s'éclate au golfe de Botnie en Finlande, et la course s'est, par la suite, poursuivie jusqu'à la Mer Baltique. D'ailleurs, c'est là où la dernière bataille a eue lieu entres les Russes et les Anglais. La fin de cette concurrence va vite se décider dans la ville de Porvo, à presque 50 kms au nord-est de Helsinki.
Les événements de ce roman graphique, de Ilpo Koskela, se déroulent en Finlande pendant la décennie de 1850. C'est un sujet autour de la construction des voiliers, qui s'appelaient ''Jähtit - Yacht'' dans le nord, pendant le 19ème siècle. L'atmosphère générale de l'histoire, c'est un aperçu sur la vie politique en Europe pendant La guerre de Crimée (1853-1865).
L'auteur. Ilpo Koskela est né en 1958. Écrivain, dessinateur et graphiste finlandais résidant à Oulu, en Finlande. Dessinateur de presse (Journaux et magazines) depuis plus de 30 ans. Une de ses plus longues histoires publiées dans les magazines, son roman graphique "Rajalinja", une histoire des jeunes footballeurs, publiée entre 2005 et 2009.
Koskela a également écrit et dessiné sept romans graphiques, dont Aleks Revel, une bande dessinée qui raconte une vie d'un aventurier estonien, souvent présenté comme une oeuvre remarquable de Koskela.
Le texte originale du roman graphique ''Aɣeṛṛabu n ugafa'' a été publié en finnois, en 2007 (Permeren Jähti). Une année plus tard, la traduction en anglais va paraître (Jähti- Sailing Ship of the North). En 2010, il a publié, pour la première fois en Finlande depuis plus de 20 ans, un guide pédagogique riche pour les artistes et les dessinateurs de bande dessinée (Sarjakuvantekijän Opprilirja). Actuellement, il s'apprête à achever une nouvelle édition de ce livre, nrichie avec des nouvelles techniques de la bande dessinée.
En ce qui concerne le travail académique, Koskela a travaillé comme enseignant de de la bande dessinée à l'école d'art de Oulu, et cela depuis plus de 14 ans. En outre, il a donné plusieurs conférences dans le monde, dans des intituts et des universités, sur les nouvelles méthodes requises pour réussir un travail de bande dessinée.
Enfin, ses travaux sont traduits en plusieurs langues, dont le suédois et le russe.
1-2- Le traducteur : Hamza Amarouche
Auteur, journaliste et traducteur littéraire algérien résidant à Helsinki, en Finlande, Hamza Amarouche, né en 1982, contribue pour plusieurs médias algériens et finlandais.
En mars 2014, il a lancé, pour la première fois en Finlande, un programme en tamazight à Helsingin Lähiradio 100,3 MHz, distiné aux berbérophones de la ville de Helsinki et de sa métropole. Ce programme a contribué, d'ailleurs à ce jour, à introduire aux finlandais la culture et la civilisation amazighe dans ce pays. Parmi les invités qui étaient présents à ce programme, il y avait des artistes et des auteurs algériens et finlandais, dont la chanteuse Stina, qui a interprété pas mal de chansons kabyles.
Le traducteur contribue souvent à la promotion et les échanges entre la littérature algérienne et celles des pays baltes et scandinaves, notamment en Finlande et en Estonie. On outre, il anime régulièrement des rencontres de rapprochement culturel pour faire connaître la culture et la littérature algérienne.
2- L'atmosphère générale dans roman:
L'auteur du roman graphique ''Yahti - Aɣeṛṛabu n ugafa'', vit à ce jour dans la ville de Oulu, le centre administratif, culturel et commercial de la Finlande du nord et du centre. Ilpo Koskela a vécu de près les histoires de la mer, ce qui lui permettrait par la suite de réussir un travail excellent, qui imagine un thriller sur fond de la navigation à voile.
Avoir passé plus d'un demi-siècle sur la côte nord-est du golfe de Botnie, cela se sentirait bien dans l'imaginaire de l'auteur, et puis dans son roman: l'atmosphère générale en Botnie pendant le 19 ème siècle, y compris d'autres détails, les langues parlés, la monnaie, les unités de mesure, l'aliment...etc.
Les Finlandais sont, en grande partie, un peuple qui aime beaucoup la lecture sur l'histoire de la navigation. Quand l'auteur était sur le point d'écrire une histoire sur ce sujet, c'était presque un travail de recherche à entamer.
Quand à la La guerre de Crimée (1853-1856), "elle a été vécue, en Finlande -qui fût encore un Grand Duché de l'empire russe- comme une profonde humiliation, car elle généra un fort ressentiment envers les puissances occidentales qui avaient pris la partie de l'Empire ottoman". Cela aussi joue son rôle pour décrire l'atmosphère et la vie quotidienne en Finlande pendant cette époque-là. D'une manière plus précise, ce sentiment d'être finlandais qui vit sous la domination de l'empire russe, une puissance qui était déjà engagé dans une guerre ouverte sur plusieurs fronts.
À vrai dire, La domination suédoise en Finlande auparavant, quant à elle, elle impose en continu ses incidences dans le roman. La langue, la monnaie...etc. Cette mixture de cultures propose aux lecteurs en langue amazighe une lecture exceptionnelle, car elle abrège, à travers les dialogues de l'histoire, un croisement remarquable et insistant de civilisations en Finlande.
Pour bien comprendre l'histoire du roman graphique ''Yahti - Aɣeṛṛabu n ugafa'', il faut d'abord avoir un aperçu sur la Guerre de la Crimée (1853-1856). Pendant cette guerre-là, le voilier, comme étant le premier moyen de transport à moyenne et longue distance, a énergiquement joué son rôle pour décider quelle partie dans cette guerre serait-elle la gagnante. Outre, les voiliers, à cette époque-là, transportaient, du même, les marchandises, les passagers, le courrier...etc. Comme ils étaient aussi utilisés pour la pêche en mer, les activités militaires et notament les batailles navales.
Enfin, l'auteur a bien réussi à trouver un lien entre tous ces indicateurs, en proposant une tringue dans l'histoire, elle va conduire par la suite, mettre l'accent sur le rôle des voiliers pendant la Guerre de la Crimée.
3- Pourquoi traduire en tamazight ce roman graphique?
Il existe dans le roman une esquisse exigeante du rôle des voiliers pendant le 19 ème siècle. On peut y voir quelques clins dans le voyage, quand les marins transportent un fossile, qui a été trouvé par des archélogues russes et anglais, du Golfe de Botnie vers le sud. On peut avoir une idée enrichie sur ce fossile dans les pages 34 et 36.
La navigation n'est pas le sujet unique dans le roman, vue que le croquis de caractères est consacré, en grande partie, à la vie des nobles de l'empire russe, comme à la culture et au mode de vie des marins dans le Golfe de Botnie. Cependant, le sujet principal, c'est le fossile.
À noter, au cours des années entre 1850 et 1890, il fût une grande concurrence qui régnait entre les capitales occidentales sur la paléontologie, comme étant une discipline scientifique qui étudiait les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives de ces études.
Cela est d'ailleurs un autre indicateur, qui enrichit le roman graphique ''Yahti - Aɣeṛṛabu n ugafa'' avec des notions scientifique, notamment quand on croise parfois un style qui liste fortement des événements historiques liés au voyage du baron russe Mikhail Fedorov, caractère principal dans le roman, et les deux marins finlandais: Henrikki Wanha et Frans Rousu.
Comme ceci, Cette combinaison de dendrites va assurément créer une bonne intrigue tout en emmenant à décider une bonne sortie du roman. Le fossile dans le roman, est, donc, une piste sur laquelle les événements se déroulent, cependant, ce sujet reste sougnieusement lié au voyage des marins à partir du Golfe de Botnie, jusqu'à La Mer Baltique.
Ce roman ''Yahti - Aɣerrabu n ugafa'' s'inspire largement de ces croyances citées dans le livre ''De l'origine des espèces'' de Charles Darwin. Dans ce livre, Darwin mentionne ces '' différents prédécesseurs, à la fois concernant l'idée de «descendance avec modification» et l'idée de sélection naturelle dans une Notice historique ajoutée à partir de la troisième édition''.
Koskela, profite de ce livre pour en justifier, en partie, que l’histoire des espèces pourrait être, d'un autre vision, un terrain de pensée, comme être représentée, sous la forme d'un arbre schématique qui montre, dans un procédé confié à la fiction, les relations de parentés entre des groupes d'êtres vivants. Cela se voit souvent dans le texte, sous forme d'un ensemble de dialogues, naturellement évoqués, notamment par des caractères secondaires dans le roman.
D'autre part, La guerre de Crimée, l'histoire des pays du nord, les fossiles et la paléontologie, sont tous des textes presque inexistants dans la littérature amazighe. Cela pourrait fortement ajouter, en terme de sujets, un bon plus pour notre littérature. Il reste que ce travail constitue, en premier lieu, un grand pari par rapport à la diversité de procédés et de sujets dans le même roman. Outre, cela aussi par rapport au croisement de cultures et de civilisations entre les pays nordiques et l'Afrique du Nord Amazigh.
4- Les valeurs dans le roman:
La valeur culturelle: Au milieu du 19e siècle, la Finlande fût un grand-duché autonome de l'empire russe, et pour cela, le Royal Navy, composante maritime de l'armée britannique, décida d'attaquer la Finlande à partir de la mer Baltique. L'objectif de cette traduction en berbère est, en grande partie, d'ouvrir aux lecteurs en tamazight une fenêtre sur la vie quotidien en Finlande sous la domination de l'empire russe. Le but est aussi, d'introduire l'idée générale comment est-ce qu'ils vivaient les finlandais dans le nord, et comment fût-il leur mode de vie: Les moyens de vivre, la nature du pays, les relations humaines, le commerce, ... etc.
Dans le texte il existe aussi une valeur pédagogique, elle s'agit de décrire et d'enseigner les éléments du voilier pendant cette époque-là, De plus, l'expérience et les compétences des marins en Finlande (Page de 24 a 27).
Il y a encore une autre valeur, elle vise à transmettre un message sociale sur les traditions et les coutumes des peuples nordiques. Enfin, une valeur humaine. Cela se voit simplement dans les complots éternels qui résident naturellement dans l'âme de l'être humain. C'est une conjoncture ardue qui finit souvent par détruire les moralité. Le résultat serait clair par la suite, aucun vainqueur! (page 108).
C.P.
Aux éditions l'Harmatan :
Amar Ameziane publie Tradition et renouvellement dans la littérature kabyle :

Au Maroc :
Le premier roman amaziɣ en français n'est pas algérien, n'est pas kabyle. Il est marocain. Rien ne serre de courir..... Il s'agit de "Aɣrum n ihaqqaren" ( "Le pain des corbeaux") de l'écrivain marocain Lhoussain azergui, Casa Express Editions..

Paraît également au Maroc aux Editions berbères "Iɣed n tlelli", toujours de Lḥu Azergui

Smail Medjber a publié dans Club du livre amazigh : https://www.facebook.com/ :
Un excellent ouvrage à lire :
Uḍhir
Uffir ou la poésie de
l’instantané.
Auteur :
Belkacem Ihijaten
Belkacem Ihijaten, le très talentueux poète kabyle a encore
frappé un grand coup avec son recueil, Uḍhir Uffir (À travers
la brume). Et c’est le moins que l’on puisse dire. Publié chez
L’Harmattan, il y a quelques temps déjà, il se lit d’une seule
traite. Tellement il est élégamment simple ! Dans le sens
positif du terme bien naturellement. Ne dit-on pas que faire
simple est on ne peut plus difficile et ardu ?
En tous les cas, à titre personnel, j’ai beaucoup aimé cette
œuvre de M. Belkacem. Car elle m’interpelle à plus d’un titre.
De par les sujets qui y sont traités, mais aussi de par cette
conscience identitaire kabylo-amazighe qui la traverse d’un
bout à l’autre. Je dirais même qu’elle en est l’ossature plus
que visible. Ce à quoi je suis bien sûr très sensible, car je
suis moi-même amazigh.
Les poèmes ont tous la même forme : des strophes de neufs vers
ou des neuvains. Ils sont comme des impressions poétiques
produites par une inspiration fortuite que le poète griffonne,
de son aveu même, sur un morceau de papier pour ne pas les
oublier. Au fur et à mesure une œuvre tout entière se met en
place. Il ne reste qu’à relire le tout pour le publier. M.
Ihijaten est ainsi et restera probablement toujours ainsi : un
poète de l’instant et de l’immédiat par excellence.
Quid des sujets traités dans ses poèmes ? On y trouve du tout.
Mais son pays y est une obsession permanente. En commençant
par son village natal, Gendoul. Ensuite, la Kabylie qui a une
place de choix dans ses écrits. Et enfin, l’Algérie, cette
grosse entité politique en plein milieu de l’Afrique du Nord
qui englobe tout ce beau monde. Quant au style, je ne vous le
cache pas : par moment, il est par trop déroutant. Même si à
titre personnel, j’y trouve bien évidemment les accents de la
légende poétique amazighe, Ssi Mohand Ou Mohand. Ce qui est
tout à fait normal. Ses poèmes ont bercé de bout en bout toute
la vie de l’auteur. Comme tout Kabyle qui se respecte.
Mais, chose étrange, par moment, le ton général me rappelle
non pas celui d’un poète quelconque, mais précisément celui
d’un écrivain bien connu, je veux parler de Nietzsche,
particulièrement dans son œuvre magistrale, Ainsi parlait
Zarathoustra. Ce qui donne aux textes de M. Ihijaten une aura
très joliment spéciale et particulière, si je peux dire les
choses ainsi.
Pour davantage rendre accessible son texte aux lecteurs
non-amazighophones, M. Ihijaten a tenu à ce que ses poèmes
soient tous traduits dans un français plus que châtié qui
révèle, à mon humble avis, l’essentiel de sa magie poétique.
Comme quoi, chers lecteurs, vous n’avez plus aucune excuse
d’aller vous procurer, illico presto, le recueil et le lire !
Je suis sûr et certain que vous n’allez jamais le regretter.
Lahsen Oulhadj
|
www.kabyle.com |
Timlilit Tis 8 N Tmedyazt tamaziɣt N Sumam ara ad yilin gar 25 ɣar 28 Jember 2014.
Amsayer, Le prophète de Khalil GIBRAN, Tazwart d taggara sur uselkad, Préface et postface de Youcef Allioui.
Khalil Gibran yella seg’mezwura ifkan
udem agraɣlan i tisula taârabin
di taggara n usedwas wis XIX, akken
yella daɣen d-anaéuô n tmeslayt
tagnizit. Mi yura s taârabt, yerra-d
s timad-is ar tegnizit aîas seg’wayen
yura. Deg’wayen i d-yessufeɣ,
imùeɣriyen fkan-as udem ilaqen. D-acukan,
p-puffɣa n The
Prophet,
deg’wseggwas n 1923, is ifkan amâaceô
ameqqwran ar medden, ugar deg’wemval
utrim, naɣ di timura umalu.
Deg’wayen yakw yura s tegnizit, The Prophet (Amsayer)
id
ibanen amzun
p-paâencuôt-is naɣ
d-Aɣella-n-tsuli-ynes. Di tazwara, yura s taârabt
amayeg amezwaru n wedlis-agi s-uzwil
“Ennbi”. Mi yeggwev mraw-semus
iseggwasen. iseggem-it, irna-yas
lqedd di tira snat tikwal. Almi i
d-amayeg wis-qrav s taârabt i d-yerra
avris-nni ar tegnizit. Qqaren daɣ,
almi i-t isules qué iberdan bac
yefka-t i wmaérag. Acuɣer akken, i-mi ibɣa
ad ifk yiwen wudem naɣ amayeg ifulken
i wevris-is. Af-ayen yenna :
« Acku, bɣiɣ yal awal deg’wedlis-agi
ad yili d win ilaqen deg’wemkan
ilaqen mebla ma ufiɣ amkan-nniven
yifen win akken is fkiɣ ».
Khalil Gibran fut parmi les premiers à
donner ses lettres de noblesse à la
littérature arabe à la _ n du XIXe siècle. Il a également été un grand
écrivain
de langue anglaise. Il a traduit en
anglais tous ses écrits en arabe. The
Prophet est son chef-d’oeuvre. La
première version serait rédigée à l’âge
de quinze ans. Version qu’il remania
plusieurs fois avant de traduire le
texte en anglais. Il voulait que chaque
mot soit la plus belle parure du
langage. Le texte ne fut remis à
l’impression qu’une fois qu’il jugea son
contenu à l’épreuve des nuances et des
sentiments qu’il souhaitait donner
aux mots. Un peu comme s’il voulait
sentir leurs racines. Il savait qu’il
suffisait parfois d’un mot pour faire
surgir par magie l’espoir et les rêves
de tout un peuple. Paru en 1923, The
Prophet lui conféra une notoriété
internationale.
Yusef Uciban Alliwi yella d-ademsan
send ad yuɣal d-anmegdal
d-asnalsan-aùmetan i lmend n tutlayt
tamaziɣt d-igerrujen yufa di
tmeslayt taqbaylit. Yura kra n
yedlisen af tisula timaziɣin n Tmawya
taqbaylit yakw d kra imagraden yaânan
daɣen idles amaziɣ n
Tmawya. Yesɣer tamaziɣt di tesdawit,
ikcem timura m_medden
bac ad iwali d-acu yellan deg’idles
amaziɣ.
Youcef Allioui est psychologue
sociolinguiste. À travers la traduction du chefd’oeuvre
de Khalil Gibran, il nous livre un
texte kabyle riche et dense, avec la sensibilité
et la passion qu’on lui connaît pour la
langue et la culture amazighes de Kabylie.
Aux éditions ACHAB : blog des éditions Achab : leseditionsachab.wordpress.com
Nouvelle publication des Editions Achab, Tizi-Ouzou, Algérie :
Ramdane
Lasheb :
Lgirra n 1954-1962 deg tmedyazt n tilawin.
Disponible en Algérie seulement. Distributeurs : L'Odyssée,
El-Amel et Chihab.
Une étude, rédigée en kabyle, de la poésie féminine consacrée
à la guerre algérienne de libération. L'ouvrage comprend
également un corpus de poèmes composés par des femmes kabyles
pendant la guerre, sur la guerre.

Madelaine ALLAIN, Lucienne Brousse
Tizi Wwuccen
Méthode multimédia de Tamaziɣt (kabyle)

Camille Lacoste-Dujardin
La Kabyie du Djurdjura

AMEZIANE KEZZAR,
Brassens,
Tuɣac d isefra
"...Ahat yibbwas a d-taseḍ
ɣur-i, ad iyi-d-tiniḍ
''Teḍra-d yid-i twaɣit." Ɣur-k
18 iseggwasen.
Walaɣ-k teţruḍ. Teţruḍ imi k-teǧǧa tmeddakwelt-inek. Teǧǧa-k yerna ahat di yir tagwniţ.
Nek a k-iniɣ: "Ur ţru ara, a mmi. U lacdeg- s."
"D acu i gweεren, yuεar m'ara tiliḍ
d agrud, ruJ:ient-ak tlabbilin-inek neɣ
teṭerḍeq-ak tcuffeţ -inek tamezwarut. Yezmer lḥal tacuffeţ-nni tetṭerḍeq i lebda, d acu nekk ini,ggummaɣ
ad ţuy.Maεnii diɣen, cwiṭ cwiṭ,
kulci yers
deg wul-iw. Gmiɣ
d s wannect-agi. Rnu diyen, deg
yimiren ar
ass-a, ḍrant-d
yid-i tlufa-nniḍen, am taluft-agi-inek. Ad ḥebseɣ dagi, imi nekkini, ccɣwelinu t-turart s wawalen. D acu diɣen, ulamma nniɣ-ak-d akka, anda tetɣileḍ
ur ḥulfaɣ ara
s tedyant-agi-inek, degmidɣa i uriɣ
fell-as taɣwect.Twalaḍ
?"
Georges Brassens Georges Brassens, d acennay afransawi,
ilul di Sète, ass n
22/10/ 1921,
yemmut ass n 29/10/
1981di Saint-Gély-du-Fesc.
Ameziane Kezzar,
ilul deg wseggwas
1962 di taddart n Maraɣna, di tmurt n Leqbayel.Yura s teqbay lit Ayyul
n Ganǧis, s tefransist, La
fuite en avant.

Hend Sadi, Mouloud Mammeri, ou la Colline
emblématique

Aux Editions Ayamun :
Nouvelle publication
d’Amar Mezdad

Tettdhili, ur d-tkeccem,
par SOA, DBK 9/03/2014:
L’auteur de, ‘’Idh d
wass’’, ‘’Tagrest urghu’’ et ‘’Tughalin’’, vient d’enrichir
la bibliographie kabyle d’un nouveau roman. En effet, Amar
Mezdad, le Balzac kabyle, édite chez ‘’Ayamun’’, au grand
bonheur des épris de la littérature amazighe, ‘’Tettdhili,
ur d-tkeccem’’ (on l’entrevoit, mais il (ou elle) n’entre
pas). Cette nouvelle publication est déjà en vente. A
rappeler que Amar Mezdad, médecin de son état, est aussi
auteur de poésie de qualité dont l’incontournable, et
presque mythique, poème ‘’ yemma tedda hafi ’’. Son avant
dernier ouvrage, ‘’Tughalin’’ (le retour) est un recueil de
sept nouvelles.
SOA
Aux Editions Odyssée :
1) De la pédagogie de projet et de l’enseignement da
la langue amazighe en Kabylie

2) Chants de guerre des femmes kabyles[1]
3)
Jadis, à At Douala[2], présentés
par Nasserdine
AIT OUALI, docteur en littérature de l’université Paris 8.
Ce sont deux
ouvrages littéraires, de Ramdane Lasheb, qui n’appartiennent
pas au même genre et qui réfèrent à des espaces-temps
différents. Les deux publications ont toutefois en commun le
fait qu’elles se rapportent à notre mémoire collective. La
première est un recueil de chants de guerre comme l’indique
son titre, avec une particularité : des chants produits
exclusivement par des femmes. La seconde publication consiste
en ce qu’on peut apparenter à des chroniques si on considère
que les croyances du monde auquel elles se réfèrent sont des
« vérités »[3]. On peut aussi
considérer l’existence de ces croyances au sein de la
population comme un fait social authentique. Mais l’ordre du
déroulement des faits, qui est une des caractéristiques du
genre, n’est pas respecté dans ce recueil qui tient aussi de
la légende ou de l’anecdote. Cela rend ce livre difficile à
catégoriser d’un point de vue générique.
Chants de guerre des
femmes kabyles
se compose de 81 pièces en version originale (kabyle) et leur
traduction (français). Ce recueil est présenté par Ramdane
Lasheb en français[4]. Cette poésie a été
recueillie auprès de femmes qui ont vécu la colonisation et la
guerre d’indépendance. Les pièces 1 à 42 datent de 1954 à la
fin 1959 et les autres pièces de la fin 1959 à 1962.[5] Il n’y a pas
d’indications plus précises quant cette organisation du
recueil (ordre chronologique). Ce travail aurait sans doute
gagné à être organisé de façon à offrir plus de lisibilité au
lecteur.
Des
chants
sont composés pour évoquer les visites des combattants ou les
incursions des soldats français dans le village de Tala-Khellil.
D’autres chants sont composés en l’honneur de combattants ou
de martyrs. Des pièces sont consacrées à la torture et aux
tortionnaires, à la traitrise et aux traitres. Un des thèmes
de cette poésie est aussi la bravoure et l’héroïsme des
combattants de la région qui sont nommés (pour certains). «
Ces chants sont collectés exclusivement dans un espace
géographique limité au seul village Tala-Khellil, de la
commune d’At Douala,
dans la wilaya de Tizi
Ouzou. »[6] La séparation, la
mort, la désolation se mêlent à l’espoir d’une indépendance
(sujet du dernier chant) pour laquelle sont consentis tant de
sacrifices.
Cette
poésie
de résistance dans son contexte de production constitue une
source d’information de premier ordre pour les historiens ou
ceux qui veulent connaître l’histoire de la guerre
d’indépendance, ici, à At Douala. Dans une société de
tradition orale, dans un pays qui n’a pas fini d’écrire son
histoire, le recueil établi par Ramdane Lasheb est une
contribution à cet exercice, en plus de sa dimension
littéraire. La lecture de cette poésie inspirée par une
tragédie ne se rapporte pas seulement à la dimension
intellectuelle ; l’esthétique du « tragique »
qui caractérise ces chants fait (re)vivre, avec beaucoup
d’émotion, une période historique douloureuse qui constitue
une part de notre identité collective (et individuelle pour
beaucoup). Ainsi, cette littérature orale et populaire, qui a
servi la cause des partisans de l’indépendance de l’Algérie
lors de la guerre de libération, comme le souligne Ramdane
Lasheb dans sa présentation, assume d’autres fonctions :
historique et esthétique[7].
Jadis à At Douala est un recueil de
« chroniques » recueillies par Ramdane auprès des
anciens de son village pour les fixer par écrit après avoir
emprunté la voie de la tradition orale. Les textes qui
composent ce recueil sont courts (une à cinq pages). Le
texte est écrit dans une langue qui rappelle le langage des
anciens et des montagnards qui ont su garder une certaine
authenticité au code linguistique du kabyle, une des variantes
de tamazight. Ces textes nous font revivre aussi des codes
socioculturels qui ont du mal à survivre face aux
acculturations chroniques dont nous souffrons depuis des
siècles, altérant par la même occasion notre identité
amazighe. La simplicité du texte ne diminue en rien sa qualité
esthétique. Cela est, au contraire, un plus pour le lecteur
qui est épargné par l’usage de néologismes, d’emprunts aux
autres variantes ou d’archaïsmes que certains écrivains
utilisent à profusion dans leur écriture, rendant leur textes
rébarbatifs pour les non initiés à ces usages lexicaux. Ces
compositions avec de telles recherches lexicales ont sans
doute pour intention d’élever la qualité esthétique des
créations et de contribuer à l’enrichissement de la langue
mais restreignent leur lectorat. Les « dosages »
sont parfois excessifs ![8] Il ne faut pas oublier
que la lecture est un moment de détente et de plaisir pour la
majorité des amateurs de textes littéraires.
La
lecture de ces récits, où la prose côtoie la poésie, réfère à
une époque d’une société où la superstition est omniprésente.
Les croyances en des pouvoirs, parfois surnaturels, de
certains personnages comme dans « At Bu3li »[9] lorsqu’un pèlerin
implore Sidi Khaled Abdellah qui va sauver leur paquebot en
naufrage sans que son corps ne quitte son village et alors
qu’il dirigeait la prière à la mosquée. Nous pouvons aussi y
rencontrer du merveilleux comme dans « Tamaghucht »[10] avec un
« berger » surpris dans son sommeil alors que des
perdrix l’épouillaient et des chacals veillaient sur son
troupeau.
Ce qui se
retrouve le plus souvent dans ces textes c’est la malédiction
qui s’abat sur des personnes qui commettent du mal. Elle
touche aussi des espaces comme des villages, notamment lorsque
ses habitants s’adonnent à des actes qui méritent une
« vengeance divine » que réclament des gens simples
(victimes de méfaits) qui sont trop faibles pour se défendre
ou se venger. Parfois, ce sont des « walis » qui
intercèdent pour que les méchants soient punis. Ainsi, des
villages sont décimés[11] ou désertés[12]. Ces
« légendes » ont évidemment une visée éducative
puisqu’elles visent à inciter l’homme au bien en lui donnant
des exemples de méchants qui ont chèrement payé leurs méfaits.
Ces
malédictions
qui ont des origines lointaines dans ces textes sont ancrées
dans la mémoire collective et certaines sont toujours
« vivantes ». Ainsi, un des textes rapporte un
sacrifice et un pardon demandé, en 2002[13], par des descendants
qui voulaient mettre fin à une malédiction ancienne.
Les deux livres
appartiennent à deux genres différents mais ont bien des
choses en commun. Ils participent à la fixation de notre
patrimoine oral et à la mise à la disposition du lectorat
d’éléments pour étayer notre identité collective. Ces ouvrages
consacrés à son village natal (et à At Douala) par Ramdane
Lasheb « collent » à la passion de ce dernier pour
l’archéologie.[14] Il contribue à la
reconstitution du passé à l’aide d’éléments collectés auprès
des anciens et qui seraient perdus à tout jamais avec la
disparition de ces derniers maillons de la chaîne de
transmission de la tradition orale.
Nasserdine
AIT OUALI, docteur en littérature de l’université Paris 8.
En
autoédition, sortie d'un nouveau recueil de nouvelles en
Kabyle: «
Di lǧerra-k
ay awal »
(SIWEL) 27/12/2013
— « Di lǧerra-k ay awal » (Sur ta trace, parole) est un recueil de nouvelles qui vient tout juste de paraître aux éditions lulu.com (self-éditions sur internet) signé par Mourad IRNATENE, un jeune auteur kabyle. Il s’agit de sa toute première publication. Ce recueil de 166 pages contient dix nouvelles dont une nouvelle hyponyme : « Di lǧerra-k ay awal » à travers laquelle Mourad IRNATENE a rendu un hommage à l’immense auteur kabyle d’expression française et gardien de la parole, Mouloud MAMMERI, en prêtant cette même parole, dans sa nouvelle, aux personnages de ce dernier.

Di
tullisin-a
i aɣ-d-yugem Murad Irnaten si tala n teqbaylit-is, nessaram ur
tettɣar ara, udmawen ulin isawnen, ṣṣubben ikesran, cerhen,
nnuɣnan, run, ḍṣan, urgan akken llan yemdanen di tmetti
taqbaylit. Meqqrit tirga-nsen akken meqqrit tirga d lebɣi n
Murad Irnaten. Yal tullist d tanagit ɣef kra n tallit, yal
tullist d timlilit akked uẓar n teqbaylit, d tamsirt si
temsirin n tudert, d tudert i tutlayt taqbaylit.
On retrouve dans ce recueil: Di lǧerra-k ay awal ( Sur ta
trace, parole), Nnaqus (la cloche) et At Yir Meksa (adaptation
de, respectivement, “le gueux” et “Le saut du berger” de Guy
de Maupassant), Nnif aderɣal ( l’honneur aveugle), Teǧǧa-k
tikli ay aḍar (Pied, la marche te dépasse), Yir tikli
(Mauvaise démarche), Tadyant n Meqran (L’affaire Mekrane),
Amur-nneɣ (Notre lot), Iles agugam (Langue muette), Tirza n At
Laxert (Traduction de la nouvelle “Le retour des Maures” de
Tareq Yassine”)
Ce nouveau-né littéraire, qui s’ajoute donc à la kyrielle
d’autres recueils de ce genre littéraire si fécond, est
complètement dédié à la Kabylie. Dans cette contrée chaque
personnage prend vie dans une histoire singulière, la sienne,
mais aussi dans l’histoire de quelques personnes proches ou
éloignées, et dans celle du narrateur. L’auteur se consacre à
ses souvenirs d’enfance, mais aussi à la difficulté
quotidienne des habitants de cette contrée martyrisée qui se
bat chaque jours becs et angles pour sa survie et son
existence.
Les titres des nouvelles sont révélateurs de cette rage
d’exister portée et criée par chacun des personnages qui s’y
meuve.
SIWEL
Aux éditions ENAG :
Mohand akli salhi, Etudes
littérature kabyle, ed. ENAG, 177 pages
SOMMAIRE :
La littérature kabyle dans le
contexte ciolinguisyiquealgérien
Le
nom de la poésie en kabyle
La métrique chez Si
Mohand
Langue
et et métrique. Le
cas de Si Mohand
La
nouvelle poésie kabyle
Les poètes d d'aujourd'hui
et Si Mohand
Le roman kabyle
Nouvelle et texte oral délocalisé
le texte narratif
de l'enseignement du kabyle : étude de deux manuels de
lecture
Didactique du texte littéraire en
amazigh : manuels de 3lème et 4ième
années moyen
en Algérie
Terminologie et enseignement de
la littérature amazighc (kabyle)
Notes de lectures
Aux Editions Achab :
Revue tifin, Mohia, esquisse d’un
portait, ed Acahab, 2012, 257 pages
MOHIA,
ESQUISSES D'UN PORTRAIT
Mohia nous a quittés en 2004,
après une agonie, un combat difficile contre une maladie qui
l'a emporté à la
Fleur de l'âge.
Dans les années 70-80
Mohia.était une figure emblématique d'une littérature à la
fois populaire et
clandestine : en Algérie, ses pièces étaient jouées et
répétées à l'insu des autorités algériennes dans les
campus universitaires, ses
cassettes étaient dupliquées et diffusées sous le manteau ou
plutôt le burnous ;
en France certains de ses
textes ont été publiés dans des revues militantes comme Tisaraf.
Il a monté une
troupe de théâtre qui, dans les
années 80, a rencontré un franc succès auprès des Kabyles de
France.
Mais qui connaît Mohia
aujourd'hui en Algérie? En France ? Qui a entendu dans la
nouvelle génération ses
cassettes ? Qui a lu ces
textes, trop peu nombreux, qu'il a publiés ? Qui pourrait dire
qu'il connaît l'œuvre de
Muhya ? Pourquoi?
A la fin des années 80 et au début des années 90,
Mohia a décidé de ne plus rien faire dans le monde des
« Brobros », des berbéristes
militants, notamment celui des intellectuels «brasseurs de
vents» par lesquels il a
été très déçu. Il sort alors
de l'espace « public » kabyle, celui qui ne parle pas sur les
ondes, qui ne donne pas
son avis dans lesjournaux, qui
ne publie pas : celui-ci n'existe plus.
Et c'est ainsi que pendant plus
d'une dizaine d'années, Mohia n'a plus existé pour les
Kabyles. Jusqu'à cette
mort tragique qui a fait
fleurir sur les ondes, sur la toile internet, et sur les
papiers des journaux, les mémoires
et les pensées trop tardives pour un homme de lettres
que l'on ne pourra pas ignorer dans les prochaines
années. Voilà pourquoi nous
consacrons ce deuxième numéro de Tifm à cette figure
éminente dont l'œuvre
gagnerait à être connue et davantage étudiée.
Tifm
propose à un large public un reflet
de la culture berbère à travers ses littératures orales et
écrites. La revue a deux
lectorats : un
public berbère qui, à travers l'écrit, retrouvera sa langue
et sa culture d'origine, et un publicfrançais ou
francophone
qui souhaite en découvrir la vitalité.
Aujourd'hui,
la tâche n'est plus simplement de recueillir une mémoire
orale menacée d'oubli. Elle est de promouvoir
_-ie
littérature berbère affranchie des tentations de la
répétition et du repliement, et qui assume le risque de la
novation et de
l'ouverture que permet l'écriture.
Cette
littérature à découvrir est aussi, en quelque sorte, à
inventer. Tifm participe donc à cette tâche en
encourageant
la réflexion
sur les littératures berbères dans son ensemble et tout
particulièrement sur les nouvelles publications, et
en réservant
un espace de création aux jeunes auteurs berbères.
Editions
Achab, Tizi-Ouzou, une nouvelle
publication :
Adaptation
kabyle
des Fourberies de Scapin, de Molière.
Aux Editions
Belles-Lettres :
Belheddad Muhend-Tayeb, Refdeɣ
lzqlam ad aruɣ, ammyud n yisefra,40 pages
Timlilit n tɣermiwin,
sɣur Djamel Benaouf
Tazwart
Yella yiwen westeqsi yezgan segmi
tebda Yemma-s n ddunnit : Ma taẓuri ɣur-s iswi, ma ɣur-s izen i yemdanen neɣ akken
qqaren, ma taẓuri
i tẓuri, ma tella kan i yiman-is? Ǧamal Benɛuf yerra-d awal i
westeqsi-yagi, imi tasekla ula d nettat d taẓuri. Ungal-ines ɣur-s yiwen wazal aseklan
meqqren, imi yesseqdec deg-s taqbaylit ifernen, yessaf-itt,
yessekcem deg-s awalen imaynuten, yerna ɣas akken, yezmer wemdan a t-iɣer s tefses ; maca annecta mačči d
ayen yezwaren. Ungal-a yesskanay daɣen
tamusni umaru deg wayen yeɛnan
akk tilufa tigraɣlanin,
ama d tasekla, d idles, d amezruy neɣ d tasertit, ayagi yakk yurzen ɣer temsalt n yili neɣ n tamust
Imaziɣen.
Ugar
ɣef waya, Ǧamal Benɛuf am wakken d agezzan imi yemla-d,
yessawel-d ɣef temḥeqranit tameqqrant n
yemdanen sɣur yemsulta d tedbelt
di tmurt, imi ayen yeḍran d
wayen iḍerrun ussan-a ɣur-neɣ, d aselkem n wannecta. Tasekla dagi
d asulef daɣen i umaru ad yessken tiktiwin-ines ɣef ddunit. Maca tudert war tayri – neɣ takesna - ur telli, ɣef waya iḥulfan-agi mmugen d tinelli n wungal.
Taggara d asirem, d tiɣri i
tayri ger sin yemdanen, maca ahat i talsa yakk.
Ǧamal Benɛuf yura yagi isefra
zeddigen yerna ttazzalen am waman, maca ungal-agi d
amezwaru-ines. D amezwaru maca d tasmurest ara yeqqimen di
tsekla tamaziɣt.
Kamal u
Zerrad
Yulyu
2001/2951
Djamel
Benaouf nous
livre ici un roman où l’amour sert de toile de fond à une
œuvre complexe mêlant l’histoire, la politique et la
littérature.
Le
récit, achevé il y a quelques années, est ancré dans la
réalité quotidienne, avec ses combats contre l’injustice,
l’arbitraire, le mépris et les abus de toutes sortes
frappant les Berbères – synecdoque pour l’être humain – prémonitoires de
ce qui se passe aujourd’hui en Kabylie.
Cette
œuvre humaniste de Djamel Benaouf fera date car elle
annonce indubitablement un tournant dans la littérature
kabyle naissante, encore marquée par la quête identitaire.
Elle dépasse
en effet la description romancée de la revendication
berbère, abordant l’homme sous toutes ses facettes et
décrivant remarquablement les sentiments d’appréhension ou
de bonheur des deux protagonistes amoureux.
Ce
roman, écrit dans un kabyle châtié, se lit avec bonheur.
Djamel Benaouf est
un auteur avec lequel il faudra compter à l’avenir et qui,
avec cette œuvre, aura sa place dans la littérature
berbère.
Djamel
Benaouf vit à Oran, loin de sa Kabylie natale. Militant
dès son jeune âge de la cause berbère, il est également
l’auteur de recueils de poésies en grande partie inédits.
Ce roman est sa première œuvre en prose.
Kamal
Naït-Zerrad*
*Professeur
des Universités (langue et linguistique berbères) Inalco
(Paris)
« Tamurt tuɣal d Kayan »
Muḥya
|
Benaouf, Djamel:
timlilit n tghermiwin (approximately: 'City
encounter') (Algeria) |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
||
|
|
||
|
Review |
||
|
Although the first novel
of Djamel Benaouf can be described as a love
story, love is in fact only one aspect of this
complex literary work bringing together history,
politics, literature and situating all this in a
big Algerian city of present days. Completed
already several years ago, the story focuses on
everyday life marked by the fight against
injustice, the abuse of power and the denial of
the Berbers’ right to their own cultural identity
of which the autochthonous people are victims of.
Moreover, in this novel Benaouf anticipates what
today is going on in Kabylia. Yidir
and Tudert, the protagonists of this novel, keep
their love to themselves, for they live in a
society in which showing emotions is very uncommon
as a result of strict traditions making people
internalise this concept of secrecy early in their
life. In addition to this, there are the
prohibitions imposed by fundamentalists and the
police which seems to collaborate with the
fundamentalists when making a check on young
couples walking hand in hand in the streets or
embracing in public.
At first the love story of Yidir and Tudert
is not to the fore of the novel, and the narrator
mainly describes the government’s repressive
policy towards Kabylian activists and the
reactions and demonstrations aroused by this.
Progressively the narrator’s attention shifts to
Yidir’s and Tudert’s fight for the recognition of
their Berber identity which finally, as the
narrator reveals, makes the two lovers show their
emotions openly. Their feelings of fear and joy
are described with remarkable sensitivity. Djamel
Benaouf is a promising author who undoubtedly will
make himself known in the future, for his literary
work represents an important change in Kabylian
literature in regard to topic, style and language.
Most noticeable is the change of topic. Up to now
novels and narratives written in Kabyle, the
number of such texts is rather low at present due
to reasons affecting all languages lacking
promotion and acknowledgement, have mainly focused
on the quest for identity – which in the first
place means condemning the cutting-out of Kabylian
culture – , social problems or love. Benaouf takes
a different perspective: Those aspects which have
been regarded as minor details so far in Kabylian
literature are moved to the centre of interest.
Thus, he explores the human side of the individual
and his experience as well as he deals with the
protagonists’ affection and closeness to each
other. Because of his intimate knowledge of Kabyle
language he is familiar with collocations and
expressions. At the whole, this renders his style
polished and full of nuances, and yet his novel
reads very well. In the context of Kabyle
literature it is also important to know that
Kabyle is spoken in a society which was
exclusively oral only several decades ago. Benaouf
shows a deep commitment to the promotion and
development of this language by using neologisms
being necessary to describe new concepts and a
changing reality. These terms are explained at the
end of his novel.
|
Publication
Nouvelle parution
Akkin i Wedrar
de Aomar Oulamara
Aux éditions
Achab , http://www.ayamun.com/Achab.htm
Le roman
raconte, lit-on dans la quatrième de couverture, l’histoire
de villageois qui ontt déserté Ubdir, leur village, pour
aller rejoindre Tala n Tidegt.
Après Iberdan
n Tissas (Editions Pas Sage, 2007), une œuvre, livrant dans
un kabyle limpide, le parcours révolutionnaire de Messaoud
Oulamara et Tullianum (Edité au HCA), la première œuvre
romancée en kabyle, explorant un fragment de l’histoire
millénaire des Imazighen, Aomar Oulamara publie aux Editions
Achab une œuvre intitulée Akkin i wedrar. Le roman, car
c’est d’un roman qu’il s’agit,
raconte, lit-on dans la quatrième de couverture,
l’histoire de villageois et de villageoises ayant déserté
Ubdir, leur village, pour aller rejoindre Tala n Tidegt.
L’exode, n’a, bien entendu, pas été de gaieté de cœur. Le
chemin qu’empruntent les villageois ressemblent au film de
la vie (asaru n tmeddurt).
Une vie où se
mêlent tagmat (fraternité), tismin (jalousie), Tirugza
(courage), lazz (la faim)…
A relever que
tel que nous a habitué Aomar Oulamara, la langue de Akkin i
Wedrar est celle de
tous les jours. Autrement dit, elle n’est pas truffée de
néologie qui, a usage démesuré, dessert la beauté du texte.
A propos de
l’auteur :
Aomar Oulamara
est né en 1952 à Boudafal. Il est docteur d’état ès sciences
physiques. Il a appris Tamazight à l’université d’Alger,
quand feu Mammeri y dispensait des cours. Après 1980, il a été
enseignant à l’université de Tizi-Ouzou. Depuis 85, il est
ingénieur dans une compagnie internationale
S.O. A
Lundi,
17 Octobre 2011
NB :
cet
ouvrage a déjà été présenté par l’auteur dans votre
revue « ayamun, cyberlibrairie de littérature
berbère »
Aux éditions
Achab , http://www.ayamun.com/Achab.htm
Kamal Nait-Zerrad, Mémento grammatical et
orthographique de
berbère,
L’Harmatan
Centre de recherche berbère,
Inalco, ANNALES DES ÉPREUVES DE
BERBÈRE AU BACCALAURÉAT
Kabyle - Chleuh - Rifain
1995-2009
Revue des Etudes
Berbères Volume 5_ 2010 :
Mustapha Gahlouz : Les Qanouns kabyles, l’Harmatan
Ammud n tayri war
ittwarin n
Karim Kannuf
AMMUD
N TAYRI war
ittwarin
Abdelmɛttaleb
Zizaɛui
(Tabridt n tghuri tamazight –tasdawt n Wejda-)
Cahrazad[15] d ammud[16] wiss kuẓ[17] n Karim Kannuf[18]. D awardi i tenni ittexs umaru. Yus d d
ameḍfuṛ i Reɛwin n tayri : ttmunan di telɣa d
tumayt[19], maca tayri teɣza da ugar xef min ittṛaja
umeɣri.
Cahrazad, d
tcuni n arrimt d tcuni n yzli. Nettat i icuqen ul n umaru,
taqessist awarn i tqessist. Maṛṛa izlan neddun s tufrayt,
ɛawd s uxaṛṛeṣ i di ittwala wzrawi tudart war ɣars bu unamk
mbla nettat. D ijj n ulaɣi n tayri war ittenfeliln, n tayri
izedɣen bupbel n umaru.
Ammud a yurm s tufrayin[20] n umedyaz, s ucemmuḍ n umutti deg yiman
id itejjan tcuni n tqessisin. Cahrazad d taɣbalt manis
ttnessasent tiwalin, manis d ssfayn yezlan ixsen ad qeḍwn
imewwas iqqnen tamaziɣt, imewwas a ixsen ad carfen awal
nneɣ puma ad iqqim d atlay[21] issḍaw it
uṣemmiḍ, uca ittawy it
ɣar uweḍḍaṛ… Maca s twuri[22] n Kannuf, s tzemmar n yezlan ittawḍn ad
alsen tira i arrimet n wawal amaziɣ, ttawḍn ad mmlen i
ywdan tcuni n tutlayt n tayri zi ireddu wul.
Tayri deg wdlis a tesmun jar uxeyyeq d tumert[23], jar tarẓugi d teẓyuḍi, jar wbrid d
wtlaɛ, jar da d diha, jar rexxu d tibawt. Ameɣri iḍaffaṛ
iṣuṛaf d imaynutn xef min izwarn, nettaf axaṛṛeṣ nniḍn,
nettaf awaln nniḍn yuym iten umaru zi tala n twangimt
nnes.
Asefru izdeɣ Kannuf. Kannuf izdeɣ asefru d
manaya i ixs ad anɣ inint tqessisin, asneflul d adurri n
umaru, d tazeddiɣt, d tudart. Amaru izdeɣ izlan, izlan
zedɣen Kannuf, amn dinni jar asn tira, ixsen ad inint:
Artum. D artum ittejjan azarwi ad yaṛu izlan, maca d izlan
mani tayri war ttili d arrimt teddar jar imarayn[24] (necc, Cahrazad).
Deg umeggar, tayri a war ittwarin tzemmar ad
tili d iɣɣed i zi ɣa tekkar tmessi nniḍn id anɣ ɣa iwcn
izlan nniḍn, repriq nniḍn, udm nniḍn n wzrawi, maca deg
yijj n wammud nniḍn.
Aux
éditions PENSEE : http://www.ayamun.com/ed_Pensee.htm:
Abrid n tala, ungal sɣur Muḥend Arkat Aux éditions Achab , http://www.ayamun.com/Achab.htm
2 nouveaux
ouvrages :
Demande de sponsoring : Dictionnaire
de
berbère libyen_Sponsoring.pdf
Dans le giron
d’une montagne de Bahia Amellal
Amawal n
yinzan n teqbaylit sɣur Ramḍan At-Menṣur
Il était une fois l’Algérie, par Nabil Fares
Aɣyul
n
Ǧanǧis, sɣur Ameziane Kezzar
Réflexion sur la langue arabe classique de
Rachid Ali-Yahia
Les bijoutiers d’At-Yani
Hadjira
Oubachir, Tirga n tmes, rêves de feu,
préface
de
Rachid Mokhtari
Aux éditions « Odyssée » :
http://www.ayamun.com/Odyssee.htm:
1
nouvel ouvrage : Issin, sɣur Kamal Bouamara
ussan-a yeffeɣ-d
wedlis amaynut deg Fransa, s tefrnansist. Aux
origines du monde, Contes et légandes de Kabylie, sɣur
Djamel Arezki.
Aux
éditions ayamun :
Une
réédition : iḍ d wass, roman
de Ɛmer Mezdad, 237
pages,
Editions ayamun 2010.
Catalogue :
http://www.ayamun.com/tidlisin.htm
Aux éditions
« tira », route de l’Université, taga-uzemmur,
Bgayet :
http://www.ayamun.com/Tira.htm
_ Mourad Zimu, Ameddakel,
tulluzin, 151 pages.
_ Ramdane Abdenbi,
Timsirin n tudert, tullizin 104 pages
– Salem
Zenia, Tafra, ungal, 208 pages
– Ramdane
Lahseb, zik-nni deg Wat Dwala, 76 pages
– Brahim
Tazaɣart, Amulli Ameggaz, isefra, 70 pages
– Nadjia
Bouridj Abdelllah Nouh, Haqbaylit n Tipaza, 77 pages
– Djamal
Iggui, Ɣas ! , ammud isefra, 83 pages,
–
Kamal Bouamara, Nekni d wiyiḍ, tullusin, 125
pages,
– Djamal Arezki , akal d wawal, tulluzin
Aux éditions
Achab , http://www.ayamun.com/Achab.htm
Salhi
(Mohammed
Brahim). Algérie : citoyenneté et identité. Préface de
Ahmed Mahiou
Oudjedi (Larbi). Rupture et changement dans La colline oubliée. Préface de Youcef Zirem
Zellal
(Brahim). Le roman de Chacal. Textes présentés par
Tassadit Yacine
la fête de Kabytchous de Nadia Mohia : http://www.ayamun.com/Achab.htm
Mraw n tmucuha sɣur Akli Kebaili : http://www.ayamun.com/Achab.htm
Amaynut :
Guy
de Maupassant, amneṭri, une
tradcution de Ahmed Hamim : http://www.ayamun.com/hamoum.htm
Said
Chemakh vient de publier un recueil de
nouvelles « zik ed tura » :http://www.ayamun.com/Chemakh.htm
Aux éditions
Achab, vient de paraître « la ruche de Kabylie »
de Bahia Amellal, préface de Karima Dirèche
Aux
éditions Achab, vient de paraître « lexique de
linguistque français-anglais-tamaziɣt »,
de A.Berkai : http://www.ayamun.com/Achab.htm
Daɣen :
« Amawal
s tcawit-tafransist-taɛrabt »
de Ounissi Mohamed-Salah, Enag éditions, alger 2003 :http://www.ayamun.com/Amawal_ounissi.htm
« Florilège
de
pésies kabyles » de Boualem Rabia, éd. L’Odyssée,
2005 : http://www.ayamun.com/Odyssee.htm
« Mmi-s
n igellil », tasuqilt n « le fils du
pauvre » de Mouloud Feraoun, si tefransist, sɣur
Musa At-Taleb, éd. L’Odyssée, 2005 : http://www.ayamun.com/Odyssee.htm
Massa Nadia Menad
tesuffeɣ-d 4 n tmucuha i wid meẓziyen , yerna ula d wid
meqqten zemren ad ent ɣrent. Azwel n tmuccuhua
d wi :
v amcic
amcum
v izem
acaraf d ubareɣ bu-tkerkas
v ṭtejra n
baba-inu ba
v tucmiţ d
ugellid azewwax.
Tazwart, i
tmucuha-ya, d Hamid Bilek i ţ-yuran. Win iran ad iwali tidlisin n Massa Nadia
Menad, ad yeklilki deg wassaɣ : http://www.ayamun.com/Nadia-Menad.htm
« Tibernint d ssellum » par Ahcène
Mariche
Ahcène
Mariche, toujours prolifique et plein d’énergie, la muse
ne le laisse jamais tranquille au point où elle
l’accompagne partout.
Après
avoir édité trois recueils de poésie en kabyle traduits
en français et deux recueils de poésie en version
anglaise le voici aujourd’hui avec deux nouvelles
publications.
Vu la
rupture du stock de ses trois premiers recueils en
occurrence Id YUKIN, TAAZZULT-IW et TIDERRAY et la
demande persistante des ses lecteurs et fans, Ahcène
Mariche a décidé de les rééditer dans un même recueil
qui contient 90 poèmes au bonheur des lecteurs qui
ont déjà découvert sa poésie ou ceux qui vont la
découvrir. Ahcène mariche nous accorde encore une fois
une odyssée poétique à vivre sur 168 pages de ce
recueil.
Notons que
ces poèmes sont cette fois ci en version kabyle
(tamazight) uniquement, vu que la demande
s’est faite dans cette langue qui ne cesse d’inspirer
plein de lecteurs au moment où certains se plaignent du
manque de lectorat. (M.
Mayas)
www.ayamun.com/Mariche.htm
bindeled par
Kamal Ahmane (écrit
en danois)
Kamal
Ahmane a exercé comme enseignant de langue française et
correspondant de presse en Kabylie avant de prendre la
tangente vers le Danemark en 2003. Imprégné de la
culture de son pays d´accueil , il franchit un pas de
l’écriture poétique dans la langue de H.C Andersen. Son
premier recueil de poésie est sorti le mois de novembre
2008. Ses poèmes sont exclusivement écrits en danois.
Toutefois, et à travers certains poèmes, il
rend hommage à sa Kabylie.
(A.Mariche)
TULLIANUM
– Taggara n
Yugurten, par
Ulaɛmara : texte
intégral en
PDF à télécharger depuis notre rubrique « téléchargement »
Basé
sur des faits historiques décrits par Salluste dans le
célèbre ouvrage "La Guerre de Jugurtha", écrit seulement
quelques dizaines d’années après la mort de Yugurten dans le
cachot du Tullianum, U Lamara reconstitue la trajectoire de
cet homme hors du commun.
Contrairement
aux
biographies classiques, ici, c'est Yugurten lui-même qui
raconte, dans sa langue, les évènements. C’est un récit
biographique imaginaire de Yugurten.
Cet
ouvrage
est comme une vision "miroir" des évènements décrits par
Salluste, tout au long des 14 années du combat acharné
contre Rome, dont 7 de guerre ouverte.
La
parole est ainsi rendue à Yugurten n At Yiles.
Tullianum
est
le nom de la sordide cellule souterraine où a été enfermé
Yugurten pendant 6 jours, après avoir été humilié dans la
longue marche dans Rome, enchaîné, derrière le cortège
triomphal du général Marius. Ses 2 enfants, arrêtés en même
temps que lui, étaient à ses côtés, enchaînés aussi....
Yugurten
raconte
les différentes étapes de la guerre d'indépendance contre
Rome depuis la mort de son oncle Makawsen (Micipsa), les
intrigues et les combats mémorables contre les légions
romaines, les souffrances et vertus de ses compatriotes de
lutte, mais aussi la trahison des siens.
Seul
dans le cachot du Tullianum, nu et sans nourriture, pendant
6 jours dans le froid de décembre de l’an -104 !
Chacun
de nous peut imaginer ce que pouvait penser, à ce moment là,
un homme de la trempe de Yugurten. ( auteur :
Ulaɛmara)
Tuɣac timsadaɣin, seg Aṭlas ɣer Fromentor,
tizrigin « tira » 2008,
Veus paralleles-Tuɣac timsadaɣin
Alles d tallest ad aẓen ɣer temrayt. Ad walin udmawen
Paraîtra
très
prochainement : Tullianum,
taggara n Yugurten, un roman d Ulaâmara, ed. Zama. Tazwart
Di 1977 nni, di
Paris, i ufiɣ adlis n Salluste2, Tṛad n Yugurten3 /
D yiwen umeddakwel i
yi d innan : "Maspero iznuzu idlisen zun d tikci, akken ad
iqfel taḥanuţ is
ussan agi d iteddun. Azzel skud ur fuken !".
Akken i teḍra. Ass
nni kan ufiɣ d iman-iw di tḥanuţ n Maspero, ferrneɣ d
idlisen ar ad d aɣeɣ.
Isem nni n Salluste,
sliɣ yis, ur cfiɣ lliɣ ssneɣ ayen yura neɣ ur t-ssineɣ. Salluste
ilul di tmurt n Ṛuman deg wseggwas n -87.
Yugurten immut di
-104. Ger tamettant (lmut) n Yugurten akw d tlalit n Salluste zran
18 iseggwasen. Mi yura Salluste adlis "Bellum Yugurthinum"/
Nezmer ad d nini llan
kan 60 iseggwasen ger tamettant n Yugurten di tazwara n
-104 akw d tira n wedlis n Salluste. Tallit n 60 iseggwasen am
zun d ulac di tira umezruy. Di leqrun nni, tamurt ur teţbeddil udem di 60
iseggwasen, maççi am ass-a.
Tira nni n Salluste
tban i yi d zun d tiṭ n win illan dinna d inigi di ṭrad n Yugurten mgal
Ṛuman. Mi bdiɣ
adlis nni, ufiɣ t zun d tawwurt i d illin zdat-i akken ad
ẓreɣ amezruy n
Yugurten, amezruy n Tmazɣa4. Ɣas akken iççur tiṭ, di tedyant nni ufiɣ
ixuṣ kra. Acḥal
n tikkal i ɣriɣ adlis nni. Yal aseggwas a t id ddmeɣ, a t
ɣreɣ tikkelt neɣ
snat, syen a t serseɣ. Tuɣal am win itessen irennu yas fad. Yal
tikkelt ẓerreɣ zdat wallen iw agellid Yugurten iteddu,
ittazzal, iferru
tilufa n tmurt is, ikat aneccab deg imenɣi, iteddu ɣef agmer
deg wzaɣar, deg
idurar, ... Taggara
ufiɣ ayen ixuṣṣen
deg wedlis nni : ixuṣ
wawal n Yugurten.
Di 2006, di "
Ɣas netta immut, isem-is akw d webrid d iwwi
ɣef tmurt is, ar ass-a ddren. Abrid
is injer seg iseggwasen nni n tṛad mgal Ṛuman. Akken ad d
yuɣal wawal n Yugurten, ufiɣ llan sin iberdan : ateṛjem n wedlis n
Salluste s tmaziɣt, akw d webrid
Taggara, wteɣ ad d skefleɣ ayen izemren ad
yili deg wallaɣ n Yugurten
di tallit nni deg yennuɣ Ṛuman, seg mi tebda armi d ass-mi tewweḍ talast
n tṛad ....
Di yal tadyant d iḥka Salluste6, wteɣ ad d
afeɣ amek a yeg yiwen illan d
Amaziɣ, zdat tlufa nni imir.
Di tira n Salluste
llan sin wudmawen. Yiwen d udem umaru d iḥekkun tadyant
akken tella, wis sin d wudem Uṛumi iẓeṛṛen s wallen n wegdud iḥekmen
ddunit imir. Illa deg wawal "Ṛuma i d ikkan nnig akw timura !"
Di tideţ,
ma yella wugur ger sin ixṣimen, anida
yella lkil, yal yiwen ad d yeḥku
tadyant is. Akken i tferru s lḥeq.
Deg wedlis n Salluste, di yiwet tedyant
____________________________________________
2 Salluste : Caius Sallustius
Crispus, 87 - 35 zdat Aâisa, ixdem akw d Cesar di ¨Ṛuma.
Di -46, iṭṭef leḥkem n ¨Ṛuman di Afrika (Proconsulat
d'Afrique). ¨Iţwassen
ugar s wedlis nni yura "Bellum
Yugurthinum ...".
3 La guerre de Jugurtha (Bellum
Yugurthinum), Salluste, édition bilingue français / latin,
les Belles Lettres, 1941 Paris, réimpression en 1974.
Traduction
du latin par Alfred Ernout.
4 Tamazɣa tella tebḍa ɣef sin :
Tamazɣa n wagmuḍ (Tunes akw d wagmuḍ n Lezzayer) ;
Tamazɣan utaram (Meṛṛuk akw d wmur utaram n Lezzayer).
Akin
tella Libya akw d Tiniri (seḥra)
5
6 Salluste iḥka d amur ameqran
seg wayen iɣra deg idlisen yura C. Sulla
couvertures :
http://www.ayamun.com/Portraits.htm
Nous avons le grand plaisir de
vous annoncer la parution de ces 3 romans en tamazight
du Rif :
«n weẓru»
deSamira Yedjis,
«u jar» de Mohamed Bouzeggou,
«iḍ yebuyehḥen» de Said Belgherbi.
Vous
trouverez les analyses littéraires faites
parAbdelmotalleb Zizaoui, chercheur à Oujda, dans les
numéros 34 et 35 de la cyberrevue (Juillet et Septembre
2008)
_
la parution du roman «tiɣersi» de
Mohand Ait-Ighil
Atta tura temdint zdat tmuɣli n
Meẓyan, s yiberdan-is iwenɛen d wid yettwaɣen ççuren s yineqquren,
s
lebni-inesajdidd uqdim,s yimezdaɣ-is
meẓziyen
neɣ wesren. Ibedd akken kra tegnitt yekkes-d igirru
yessaɣ-it.
Mezyan
ibedd
din zdat usefreg yellan gar temdint
d lmersa. Yecmumeḥ mi yefhem d tikkelt taneggarut
anda asefreg-a a t-id-iqareɛ. Degs ɣer
da, tella tmurt anda yedder, degs akkin telle tmurt
anda tettragu tilelli. A win yeẓran ma a tt-yelḥeq walbaɛd mi
yezger akkin i usefreg. Aṭas deg wid izegren nwan a tt-magren, mi wwḍen
ufan-n terwel. Di tmurt daɣen,
ddunit tuɣaltudert zdaxel n lḥebs
_
la parution, aux éditions «tira», du recueil de
poésie deMaram Al-Masri tarduit de l’arabe par
Brahim Tazaghart, sous le titre: takrisya zeggaɣen ɣef wagen
mellulen : http://www.ayamun.com/Portraits
_ la naissance de la
collection Aru. Etudes et Textes amazighs
des Editions Odyssée (Tizi-Ouzou). La collection
s'occupe de la publication des études portant sur
tamazight (langue, littérature et civilisation), des
manuels parascolaire et universitaire et des textes
littéraires (traditionnels ou modernes).«zik-nni» est
première publication de cette collection. C'est un
recueil de contes recueillis et présentés par
l'écrivain d'expression kabyle Salem Zenia.
Salem
ZENIA, yella d aneɣmas
deg uymis Le Pays/ Tamurt, seg 1990 yer 1995. S yin akkin, issuffeɣ-d aɣmis Izuran/Racines, di 1998.
Salem
ZENIA, d amaru s teqbaylit. Yura-d yakan sin n
wungalen, «» (1995) d «ɣil d
wefru» (2002), d tlata n wammuden n yisefra : «n
Yidir-Les rêves de Yidir» (1993), «» (2005), d «ïtij aderɣal» (2008). Idlisen imezwura,
ffɣen-d
di tezrigin l'Harmattan, di tmurt n Fransa,
ma d adlis aneggaru, yeffeɣ-d
di Barceluna. Tura akka, atan ad d-issewjad ungal nniḍen.
Salem
ZENIA, yewwi yakan arraz « Apulée », d amenzu,
di tira n wungal (deg temzizelt i d-tesnulfa Temkardit taɣelnawt, 2005). Akken diɣen i d-yewwi Agerdas
n userhu yef wayen akk yexdem i tneflit n tsekla tamaziɣt
; tefka-as-t Tuddsa Tagraɣlant
n Ustan n Izerfan d Yisenfullusen Imaziɣen (Tamazya), di yulyu 2005 di Lpari.
Adlis-agi
d ammud n tmucuha, n tmurt n leqbayel, i
d-yejmeɛ Salem ZENIA. Azal n wammud-agi, izad
macci d kra ; idrisen i
d-yeddan deg-s d imedyaten igerrzen n tsekla
tamensayt, yerna d inagan yef ubeddel i ihuzan timucuha n tmurt-nneɣ. Tin ɣer-s, idrisen-agi, lhan i tɣuri ; tanfalit-nsen d tmeslayt-nsen,
cebḥent,
yerna deg-sen lewsayef n uɣanib
n tmawit.
Salem
ZENIA, macci
Timucuha i d-yeddan deg udlis-agi, ad
ssedhunt win (d tin) ad
tent-yeɣren, akken lhant
diɣen i uselmed n tutlayt
d tsekla tamensayt n teqbaylit.
[1] Ed.
L’Odyssée, Tizi Ouzou, 2008.
[2] Zik-nni deg Wat Dwala, Ed. Tira, Bejaia, 2009.
[3] Les
vérités de ceux qui y croient.
[4] Il serait
judicieux de procéder aux corrections
linguistiques, et autres, qui s’imposent pour les
rééditions futures.
[5] P. 31.
[6] P. 11.
[7]
L’esthétique comme « rapport au monde
sensible ».
[8] Ce n’est
pas agréable de lire un texte littéraire avec un
œil collé à un dictionnaire ! Et pour ce qui
est de tamazight les recherches et publications
lexicographiques sont très peu nombreuses.
[9] P. 30.
[10] P. 61.
[11]
« Agni n wuffal », p. 59, par exemple.
[12] « Aḍu neɣ
At Waḍu »,
p. 18, par exemple.
[13]
« Ttselbiba n yiwet n taddart », p. 54.
[14] Ramdane
Lasheb a aussi publié en 2012 aux Editions de
L’Odyssée de Tizi Ouzou un ouvrage intitulé Autour de la
civilisation amazighe composé de textes
traitant de notre identité et de notre mémoire
collective.
[15] Caharazad : asegged n
tira : H. Banhakeia, E. Farhad & A.
Zizaoui. Tabridt n Tvuri Tamazivt – Tasdawt
n Wejda, taÇËigt tis 9, 2011
[16] Adlis
n yezlan
[17] Areboa
[18] Karim
Kannuf d azrawi immarni deg useggwas n
1969, deg Icumay, di temdint n NnaäuË. –ars
kËaä n
wammudn : Jar wÃfeä
d usennan (2004),
Reowin n tayri (2008) d Sadu tira… tira
(2009)
[19] Contenu
[20] Taycit
[21] Oral
[22] Min itteg
[23] Refrapet
[24] Inni
ittexsen ayawya